Le jardin est un acte de culture :
la nature associée au travail de l\'homme permet de le définir comme espace cultivé
non seulement par la main et le corps, mais aussi par l\'esprit et le cœur.

L’année  2020 aura connu un déroulement particulièrement chaotique. Les jardins n’ont jamais paru autant nécessaires. Nous espérons tous  que le printemps permettra les ouvertures et les propositions de visite dans des conditions habituelles, pour le bonheur de tous.

« Plutôt que de « nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature », il s’agit aujourd’hui de reconstruire … un rapport d’appartenance autant que de respect, qui pourrait peut-être s’énoncer sur le modèle du cogito cartésien – « je plante, donc je suis », « je sème donc je vis » ou « je cultive donc je deviens ». Et si les jardins de sagesse ne répondent pas en Europe à un unique principe formel, beaucoup auront, au moins symboliquement, ménagé une place aux herbes folles, c’est-à-dire acquiescé au fait que le monde échappe à notre vouloir et excède notre savoir. Une herbe est une herbe est une herbe. … » Hervé Brunon - Jardins de Sagesse en Occident – Seuil – 2014 – conclusion – p111

Jean-Louis Douillet – Président APJLR – novembre 2020.

Nous vous proposons également l’éditorial du mois d’octobre de Monsieur Bruno Delavenne, Président du Comité des Parcs et Jardins de France.

Les parcs et jardins sont, par nature, confrontés à des épidémies. Leurs responsables en deviennent plus expérimentés même si leur capacité à corriger ces évènements reste limitée. Cette confrontation au vécu de nos protégés, toutefois, stimule notre philosophie et notre imagination.

De la même façon, comment ne pas souhaiter que la sagesse que nous impose l’art des jardins serve d’exemple à la résolution de cette crise qui touche une grande part de l’humanité. La compassion que l’on réserve naturellement aux victimes de cette pandémie semble amplifier le désarroi du public devant son caractère inédit.
La mémoire de phénomènes similaires touchant nos civilisations s’est, sans doute, étiolée.

Ne nous laissons pas distraire par la communication développée que nous subissons même si elle est très directive.
Revenons donc à l’enseignement de Dame Nature, avec elle et pour elle préparons des lendemains pleins d’espoir.
Ne perdons pas notre énergie dans une quête aussi hypothétique qu’irréaliste de secours aléatoires.
Assumons notre responsabilité et offrons au plus grand nombre les leçons de notre expérience.

La qualité de nos parcs et jardins constitue, assurément, le plus beau des témoignages.

Editorial site du CPJF – www.parcsetjardins.fr